Les fièvres
2. Selon P. de V.-G. (début du ch. xxxiv) le comte de Toulouse, en quittant Rome et avant sa seconde visite à Philippe- Auguste, se serait rendu auprès de l'empereur Othon.
3. f Rex autem, utpote vir discrètes et providus, despexit eum f quia contemptibiiis erat valde. » P. de V.-G. ch. xxxiv.
4. Il n'est question dans aucune autre source de cette entrevue du comte de Toulouse avec Simon de Montfort, non plus que de la cession aux croisés du château Narbonnais ; cf. Vaissète, III, 193.
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les vieux et les jeunes, les uns et les autres, même les petits enfants en furent très-étonnés. A la vue de tout le peuple il (le comte de Toulouse) leur livra le château [tel] qu'onques enterre plaine on ne vit, je pense, aussi beau. [4 020] Ils ont à ce propos fait mainte charte, maint bref, mainte lettre scellée qu'il (l'abbé) envoya par le monde jusqu'à Mont Gibel *. Le roi d'Aragon vint trouver l'abbé devers Muret, et s'entretint avec lui en un pré à Portet * ; et ils ne conclurent rien qui vaille un anneau [1 025] de la plus méchante boucle *•
L'évéque de Toulouse, Folquet de Marseille, qui n'a pas son pareil en mérite, et l'abbé de Cîteaux tiennent conseil l'un avec l'autre. Toujours ils vont préchant le peuple, [le blâmant] de ce qu'il ne se réveille point, [\ 030] s'élevant l'un et l'autre contre le prêt et l'usure 4. Par tout Agenais l'abbé parcourut le pays, à ce point qu'il chevaucha jusqu'à Sainte- Bazeille \ Mais à rien de ce qu'ils prêchent on ne prête l'oreille : au contraire on disait par raillerie : c Voici que rôde l'abeille. » [1034] C'est pourquoi, puisse Foi me venir en aide ! je ne m'émerveille point si on les abîme, les vole, les dépouille, si par force on les convertit.