‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 54 sur 303 · C.-à-d. les Allemands · texte numérisé non relu

C.-à-d. les Allemands

5. J'adopte pour le mot tafur, qui n'est ici qu'un terme de mépris, l'équivalent vulgaire donné par Guibert de Nogent dans un passage souvent cité ; voy . Du Gange-Henschel, VI, 690 a, Trudennes.

Les vilains de la terre, comme je viens de vous dire, quand ils virent le comte de Foix, tous le vont aider, et les uns et les autres en eurent force bons deniers. [1600] Mais avant que l'ost se sépare ils le paieront bien cher : un damoiseau s'échappa, qui conta l'affaire à l'ost. A cette nouvelle, les Français pensèrent enrager vifs1. Plus de quatorze mille montèrent à cheval : tant que le jour dure ils ne font que chevaucher. [1 605] Mais le preux comte de Foix ne veut pas s'attarder davantage : chacun se dépèche le plus qu'il peut. Ils s'en allèrent coucher à Montgiscard8. Avec le butin qu'ils ont pris ils peuvent bien se reposer trois mois et quinze jours et une année entière. [1610] Et les barons de l'ost, ne pouvant les trouver, s'en retournent dolents et courroucés, et arrivent à Lanta3 à l'heure du coucher4. Quand les autres chevaliers surent les nouvelles, ils en eurent grand effroi.

[1615] Le comte Pierre d' Auxerre, le comte de Cour>tenai5, et celui de Montfort, ne pouvant faire davan-

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