‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 55 sur 303 · Ch.-l. de c. de l'arr. et à TE. de Toulouse · texte numérisé non relu

Ch.-l. de c. de l'arr. et à TE. de Toulouse

4. P. de V.-G. raconte brièvement et avec des détails assez différents, la même affaire (commencement du en. l). Il la place, non pas, comme G. de Tud., après (voy. v. 1574), mais pendant le siège de Lavaur.

5. Robert de Gourtenai, voy. v. 4440, ci-dessus, p. 80, n. 4.

tage, et voyant le comte de Foix s'en fuir et se retirer, revinrent à Lavaur où se tenait leur ost. Ils avaient pris la ville, ainsi que le rapporte le livre, [1 620] et y brûlèrent bien quatre cents hérétiques du puant lignage, en un feu, et cela fit grande clarté. Là fut pendu Aimerigat avec maints autres chevaliers ; on y en pendit quatre vingts, comme on fait les larrons, et on les mit aux fourches l'un ici, l'autre là. [16315] Dame Giraude fut prise, qui crie et pleure et braille ; ils la jetèrent en travers dans un puits, bien le sais-je ; ils la chargèrent de pierres : c'était horrible l. Quant aux autres dames, un Français courtois et aimable les fit toutes échapper, en homme preux et loyal. [1 630] Ils prirent en la ville maint destrier clair et bai, et force riches armures de fer, force blé et force vin, force drap, dont ils sont joyeux, et force riches vêtements.

Raimon de Salvanhac [était] un riche marchand [1 635] natif de Gahors', bourgeois puissant et riche.

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