Cf. la tirade lxviu
2. Ce personnage n'est point autre que le Raimon de Gahors à qui 8imon donna pendant le siège de Minerve les châteaux de Pezenas et de Tourbes, dont il lui confirma le don par une charte du 14 mars 1212 (n. s.), Vaissôte, m, pr. 229. On peut aussi l'identifier avec le c R. de Gaturcio », qui est témoin dans plusieurs actes de Simon de Montfort. Il ressort de certaines lettres d'Innocent m (1212, n« clxxi et clxxiv; Migne, III, 693-4) que R. de Salvagnac était en réalité le banquier de Simon. — On sait que les usuriers ou, pour mieux dire, les bailleurs de fonds, de Gahors, ont été célèbres pendant tout le moyen-âge ; voy. Bourquelot,
9* CaOISADR CONTRE LIS ALBIGEOIS. [4244]
Le comte de Bfontfort lui donna l'immense butin. Cet homme soutenait la croisade* lui prêtant des fonds, puis il prit en paiement des étoffes, du vin, du blé : on lui présenta tout le butin fait à Lavaur. [4640] Après que la ville (de Lavaur) ftit prise, dès lors en un an ils (les croisés) conquirent le pays jusqu'à Montrferrand l. Là était le comte Baudouin, preux et vaillant. Il vaut bien en armes Olivier ou Rolant ; et s'il avait suffisance de terres, comme ont d'autres princes, [1645] il en saurait bien conquérir encore en sa vie. Le comte Raimon son frère l'y mit (à Montferrand) en garnison. Si le château avait été aussi fort que le nom en était grand, Français ni Allemands ne l'eussent pris de leur vie. Quatorze chevaliers et d'autres gens je ne sais combien [1 650] sont avec le comte Baudouin qui attend le siège des orgueilleux Français.
LXXHI.
Le comte Baudouin est enfermé dans le château; avec lui un chevalier, Pierre, qui était très-vaillant, le vicomte de Montclar', Pons de Toulouse le roux; [1 655] le quatrième est Ugo del Brolh qui est plein de courage ; le cinquième Sanc Espada, un excellent chevalier, [et] Raimon de Périgord qui est plein de
Etudes sur les Foires de Champagne, dans les Mémoires présentés à l'Académie des Inscriptions, 2« série, t. V, 2e partie, p. 146 et suiv.