Sorte de soie
J 4 8 C10ISABB , CONTRE LES ILfilGBOIS. [4244]
des épées tranchantes, tellement qu'ils leur font grand mal. Ils en laissent cent de morts qui ne verront plus la Noël, et à qui carême ni carnaval ne feront ennui. [2130] Le fils du châtelain qui tenait Lavaur1 fut frappé là d'une flèche par le nasal * et par l'œillère du heaume, tellement, que le coup fut mortel. Il tomba mort à terre devant le sénéchal 3 à cette attaque.
XCVHI.
[21 35] Monseigneur Bouchart éperon ne, comme je vous ai dit, par la route, et les Français avec lui qui attaquent dans la masse la plus épaisse de ceux de l'ost. À haute voix chacun des siens crie c Montfort ! » et lui, au dessus de tous, < Dame sainte Marie4 ! » [21 40] Et le comte de Foix [est] de çà avec ses barons. Là vous auriez vu alors tant de targes brisées, et tant de lances rompues par la prairie, la terre en est jonchée, et tant de bons chevaux détachés que personne ne tenait aller empêtrés [dans leurs guides] parmi la prairie5! [2145] Les hommes de Martin Algai, quoi qu'on vous en puisse dire, s'enfuirent avec lui à cette attaque, [et restèrent à l'écart] jusqu'à ce que la bataille fût gagnée, et [alors] il dit qu'il venait de la poursuite des routiers; ils couvraient ainsi chacun leur grande lâcheté et leur vilenie. [2150] L'évêque de Gahors et les hommes sans armes s'enfuirent vers Fanjaux, à
l.Cf.v. 2040 et 2215.