‹ La chanson de ma vieChapitre 27 sur 80 · DÉBATS OR T SENIOR ER T · texte numérisé non relu

DÉBATS OR T SENIOR ER T

verte par le bruit de nombreux cors, vous le

pensez bien, et le public, nerveux, s’impatientait.…

PÉRRER RE a MF NE ee.

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bref, on envoya des agents inspecter l'avenue, quand tout à coup on apprit que c'était à FHor-

loge !

Pendant trois jours que mit le commissaire de police à régler la chose, la clientèle des Ambassadeurs qui s’écrasait dans la salle dut subir, comme moi, le tintamarre de quinze cors de chasse s’'époumonnant pour m'embêter et fricasser mon succès. Grâce à Benaguet et à la préfecture de police, je pus rechanter en paix.

Quand Debasta et la Môme Caca eroisaient ma voiture au bois, ils regardaïent fixement le derrière

de leur cocher pour ne point saluer ma figure. Ils

étaient grotesques et sinistres, pas mauvaises gens, disaient ceux qui les connaissaient; elle, est morte et lui, en vicillissant, ne trouva point de miséricorde dans la vie. Je lui ai donné mon obole quand ik le fallait, car devant l’infortune et même sans l'infortune, on oublie les gestes piteux ou bêtes,

comme on se rappelle, jusqu'à la mort, les ee

et les choses supérieurs de la vie

Qui n’a pas connu les Ambassadeurs avant 1892 ne peut se faire uñe idée dès soirées tumultueuses qui 5’ y donnaient.

On venait là pour faire « du potin »; c'était le but, les artistes le savaient, s’en amusaient, et subissaient les cris, les vociférations sans se déconcerter;: On venait là pour fairé du « chahut », aussi engâgeait-on des chanteuses « fortes en gueule » pour couvrir de leur organe les bruits quotidiens.

Élise Faure dominaît l'orchestre, les cris, les hurlements, le charivari des soucoupes, des cuillères, des refrains qu’on reprenait en chœur, et des cris d'animaux ! et quand la danseuse Violette entrait en scène, on lui criait : « Ote ton pantalon !... »

«Plus haut La, » == « Cachezle !... » — « Fais-le

VOIr ».

Et Paulus ! Un soir, il fut si nervéusement furieux qu'il cria : « Si vous voulez chanter avec moi, chantez en mesure, N. de D. !.. »

La salleïl’acclama, et Paulus, faisant office de chef d'orchestre, guida le rythme de la foule.

La seule femme qui trouvait grâce, à cette époque,

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devant cette jeunesse folle, était Mie Demay, une grosse fille brune, pleine de talent, et dont l’arrivée «en boule » sur la scène créait tout à coup le silence ! Ses chansons dans la bouche d’une autre devenaient tristes, et dites par elle, quelle fusée de joie !

Quel esprit! Quel talent elle avait! Cette femme, ancienne blanchisseuse, possédait trois dons l'articulation, la prononciation (ce qui n’est pas la même chose) et un timbre de voix étonnant ! L'esprit habitait son œil, la bonté ornait sa belle grosse bouche, et ses petits bras courts, ses mains enflées par l’eau des anciens lavoirs, lui faisaient des gestes cocasses et nouveaux. « Moi j'casse des noisettes en m'asseyant d’ssus. » « Les montagnes russes ! » Ah! cet esprit cocasse de Demay !

Elle mourut subitement, frappée de congestion par une boisson glacée, un soir de grande chaleur.

J’arrivai donc aux Ambassadeurs. La saison ne . commençait, en vérité, qu'en juin. On ouvrait en mai avec une troupe d'attente. Du jour au lendemain, tout va changer. Le public ne semblera pas le même. Les artistes pourront enfin chanter « en paix », plus de « chahuts », Élise Faure ne s’égosillera plus à dominer le tapage, Violette dansera sans apostrophes, bref une nouvelle ère s'ouvre pour ce jardin de refrains |

Le seul jour du Grand Prix, si le gagnant surtout est un Français, le bruit, le tumulte reviendront et c’est Mlle Duclerc, surtout avec ses refrains d'Espagne (La Raquel Meller de ce temps-là) qui déchaînera par ses rythmes les hurlements des pochards.…

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Les soirs de gros orages, la pluie nous jouait des airs de tambourin basque, sur la toile tendue au-dessus de la tête des spectateurs. Je fis alors les démarches nécessaires pour obtenir enfin ce qu’on avait, pendant trois saisons, refusé à mon directeur : la permission de bâtir une vraie toiture couvrant le jardin et améliorant l’acoustique. Mon directeur, M. Ducarre, m'en remercia par deux vases dessinés par Carpeaux que je mis à Vaux dans mon jardin.

J’ai quitté les Ambassadeurs en 1900. Je ne les revis que dix-huit ans plus tard. Quelle dégringolade !… Une salle enlaidie, bariolée d'affiches. une décoration de ciné de banlieue... une atmosphère vulgaire, un public qui me sidéra, et enfin, il y à deux ans, j'y rechantais ! Ce fut en mai. On y gelait, naturellement. Mon directeur m'avait conseillé de me munir d’un bon manteau de scène. Un public grelottant, triste, commun, que l’humidité persistante du sol détrempé rendait maussade... Quelques Parisiens d’autrefois vinrent me revoir, je reçus des lettres adorables de gens qui m’avouaient avoir revu ce coin pour la première fois depuis vingt ans, et en restaient émus! Pourquoi l’avaientils déserté ?.… Je n’en dirai point la cause, on la devine : aujourd’hui, comme autrefois, c’est le manager qui attire sa clientèle, ou la chasse, par le choix de ses spectacles.

Ah! que je souhaite bonne chance à celui qui nous rendra « Les Ambassadeurs » avec leur élégante clientèle d’autrefois, leur atmosphère charmante ! Mais où sont les princes de Sagan, les marquis de Massa, les ducs de Modène ! Je ne connais point

« d’étranger » qui, à Paris, quand j'y chantais, ne soit venu m’applaudir aux Ambassadeurs | Dans le monde entier, on me parla de ma robe blanche sous les arbres verts, et le souvenir de mes refrains reste vivant, mêlé au cadre adorable d’alors. Le célèbre poète anglais Arthur Symons fit un poème à mon sujet dans ses « Nuits de Paris ». En ce temps-là l'étranger trouvait à Paris ce qu'il y venait chercher : l'esprit de Paris, et nos spectacles aux « Ambass » étaient composés de chansons, et rien que de chansons. Pas de filles nues, ni de revues, mais des artistes, de vrais artistes et les salles étaient bondées de gens de tous les pays du monde, mais la joie était autant dans la salle que sur la scène, et les étrangers en emportaient un souvenir Spécialement parisien, alors qu'aujourd'hui ils s’ennuient à des spectacles renouvelés de ceux qu’ils ont chez eux. Des nègres, des nègres, Voilà l'esprit de Paris en 1926. Parisiens de mes trente ans, vous rappelez-Vous nos beaux soirs d'autrefois ?.. Et n’avez-vous point le cœur un peu serré ?.…

Le « pêre Ducarre » dirigeait les Ambassadeurs.

Quand je le connus, il devait avoir soixante ans. La salle de concert.et la salle de restaurant étaient

à lui. Hi filait lui-même tous les matins aux Halles

dès cinq heures. On dinait très bien chez lui pour vingt francs. Un jour, le Prince de Galles vint déjeuner. Le futur roi d'Angleterre adorait: les pêches et, voyant un beau panier de «Montreuil», il s’en fit servir. Au moment de payer l'addition il vit que chaque pêche était marquée vingtcinq francs pièce... Ducarre fut appelé ; pressen-

tant da réclamation, il arriva souriant... « Les pêches sont rares, probablement, cette année, lui dit le futur Edouard VII... vingt-cinq francs la prèce !.… Je n’en mangerai plus... » — « Altesse, répondit Ductarre, les pêches ne sont point rares... ce sont les Princes qui de deviennent. » Le Prince de Galles s’amusa si fort de la réponse qu'il paya de bon cœur.

Ducarre était un vieux petit homme sans aucune instruction, toujours habillé d’une redingote noire, et portant une cravate blanche; il avait l'air d’un convive de mariage pauvre.

1 était extrêmement courtois ; d’une politesse facilement aimable, et les artistes l’aimaient bien. Comme il me savait timide, il venait à ma table dîner, car, chaque soir, l’été, je venais prendre ce repas aux Ambassadeurs pour être sur le lièu de mon travail à l’heure voulue. Habitant dès juin en Seine-et-Oise, à Vaux, une jolie maison que J'avais fait construire, j'y allais chaque matin et rentrais à Paris vers 6 heures. Le restaurant des Ambassadeurs était le plus attrayant coin de Paris en juin, juillet. Journalistes, hommes de lettres, sportsmen, actrices, demi-mondaines s’y réencontralent.

La marquise de Saint-Paul y dinait souvent; de sà table bellement fleurie m'arrivaient des roses qu'elle me faisait porter dans ma loge. Je m'habillais dans une cage de boïs, grande comme une cabine de bains de mer, pas d'électricité, mais quatre becs de gaz ! On y mourait de chaleur, à tel point qu’un jour, Réjane, venue me voir, s’y trouva mal. On la sortit alors dans la petite cour, et ce fut cet incident qui décida enfin le

père Ducarre à me construire en maçonnerie une logette plus spacieuse, avec fenêtre et porte.

Ducarre me payait cinquante mille francs pour mes deux mois « de saison estivale », c'était à cette époque un prix fabuleux! Mais la salle était bondée tous les soirs, et je l’enrichissais aussi.

J'ai chanté huit ans dans cet adorable coin!

et je garde au vieux père Ducarre, mort depuis longtemps, un souvenir attendri. Je ne l’ai jamais vu faire une chose mesquine ; il n’était pas commun, s’il venait d’une famille modeste, on sentait qu'il sortait d’un milieu de braves gens. Avec lui comme avec Marchand, je n’eus jamais l'ombre d’une discussion, nos relations furent sans nuages et, un jour, à l’occasion d’un renouvellement de contrat il m'écrivit qu'il avait une telle confiance en moi, une telle estime pour moi, qu’il se contenterait de ma parole sans ma signature ; « mais, ajoutait-il, les artistes sont si méfiants que je crois devoir vous envoyer un traité « en règle ». Je lui renvoyais son contrat, me contentant de sa parole, il en fut si touché qu'il vint dans ma logette m’embrasser.

Je l’ai vu un jour bien furieux! Une femme s'était avisée d’auditionner avec une chanson de mon répertoire. Ducarre l’arrêta, dès le premier couplet. — « Non, madame, non, ceci est du répertoire de Mlle Yvette Guilbert. personne, ici, ne peut le chanter, son contrat le lui réserve. » — « Ah! soupira la pauvre fille... c’est que partout, monsieur. j'ai un tel succès avec cette chanson ! » — « Possible, dit Ducarre, mais c’est la chanson d’'Yvette, rien à faire! » — « Mais, monsieur, si

Mie Yvette Guilbert me le permettait ?... » — « Ah ! ça... c’est une autre affaire, allez la voir et revenez la semaine prochaine. »

Vous pensez bien que je ne refusai pas à la jeune femme de chanter ma chanson.

Mais le public, lui, ne permit pas. cela. A peine avait-elle commencé que des sifflets partirent et qu’elle dut s’interrompre et chanter autre chose. Cela avait mis les coulisses en émoi, et Ducarre, effaré des sifflets, était arrivé dans les logettes juste pour entendre : « Hein. Cette Yvette, elle l’a fait exprès. » Ducarre n’en écouta pas davantage, il saisit une chaise à portée de sa main et la flanqua contre le mur en criant : « Tas de cochons ! tas de cochons ! Yvette fait un geste généreux, et vous le tournez en infamie, vous serez toujours les mêmes, jaloux et cochons! » Jamais on n’avait vu le père Ducarre en cet état. Il y eut un silence de mort. Alors il sortit tremblant de tous ses membres, en claquant la porte du jardinet. C’est la seule fois où j’ai vu Ducarre grossier et perdant toute reserve. Sentant la vieillesse et sa santé l’abandonner, il s’adjoignit son gendre, M. Pinard, un médecin. Quand je fus gravement atteinte, ni lui ni Ducarre ne se soucièrent de moi. Puisque je ne pouvais plus faire «leurs recettes », je pouvais mourir. Mais si, dans les saisons où les orages d’été sont si perfides aux chanteurs, j'étais enrouée quarante-huit heures, toute la maison accourait chez moi me supplier de chanter quand même pour sauver « la location ». Me casser la voix, perdre mon gagne-pain, leur semblait très naturel si cela sauvait leur caisse.

(1895 ou 1896)

Les Charpentier recevaient beaucoup dans-leur maison d'édition, ruè de Grenelle,

Ma réputation, faite par des hommes dé lettres, avait attiré sur moi la sympathie admirative de quelques écrivains édités chez Charpentier ; de là à parler de moi et à m’y faire inviter fut chose facile. J’y vins d’abord dîner, ce fut le premier contact avec les maîtres de la maison. Je dînais avec Mie Gouzien (la fille d’Armand Gouzien) qui chantait à ravir, avec de Montesquiou, le poête, ét des parents des Charpentier. L'accueil fut d’une cordialité exquise. Une discussion $s’éleva quant au talent de Bruant, que j'interprétais. « À quoi bon, disait de Montesquiou, auréoler la vie de ces gens des boulevads extérieurs, quand il y à tant dé vies magnifiques! » Et je me mis à défendre Bruant avec une telle violence, un tel acharnèément que je finis par dire : « Et puis, tenez, ce n’est pas tout ça, Bruant ça ne s'explique pas, Ça sé chante, ça se parlé et ça se pleure! «Le magnifique » dont parle M. de Montesquiou c'est l’âme de Bruant, et tous ses refléts ! » Et

do

je m'amusais à fredonner certains couplets, à en réciter certains autres, bref, à la fin du dîner, je dis à Mme Charpentier que, quand elle le voudrait, je viendraïs chez elle chanter tout ce que je savais de Bruant et tout ce qu'elle voudrait d'autre avec. On prit date, et comme je voulais profiter d’une occasion unique en ma vie, je lui demandais d'inviter quelques grands écrivains du temps.

—Oh!Madame... donnez-moi cette joie... par eux seulement je saurai ma réelle valeur ; le public, je ne fais que lamuser ! mais des intellectuels, si je les INTÉRESSE, pensez à l’énergie, au courage que cela mettra en moi ! Comme elle était simple, comme elle fut bonne et charmante, Mme Charpentier, et combien son mari fut accueillant à mon désir !

Deux semaines après, je chañtais devant Zola, Daudet, Hervieu, Octave Mirbeau, Pierre Loti, Marcel Prévost, etc., etc.

Quallais-je chanter pour plaire à Zola... je balkançais entre Rosa la Rouge de Bruant, ou La Soularde de Jules Jouy... puis réfléchissant que Zola était plus l’homme des «faubourgs » que celui des boulevards extérieurs, je décidai de chanter La Soularde. Zola suivait de ses yeux ronds et fixes tous mes gestes et Je sentais son terrible examen... De temps en temps ïl se penchait vers Daudet, les deux hommes échangeaient des réflexions, et j'eus le sentiment que je leur semblais « tragique » autant que je le désirais ; alors, par coquetterie, je me mis à chanter une farce de Xanrof : Elle était très bien. Je vis Zola, les sourcils haussés,

158 MÉMOIRES « en surprise », et Daudet riant, très amusé, puis ce fut : Fleur de berge, de Jean Lorrain; Zola, du coup, vint petit à petit auprès de moi, ses yeux attachés à mon masque. Dans ces couplets lascifs d’amoureuse du ruisseau, mon corps mince se faisait félin, ondulant, serpentant, et quand, au dernier couplet, la fille insulte le destin, parce qu'il la laisse mourir à l’heure où elle a trouvé sa rédemption dans l’amour, ma voix, plaintive jusqu'alors, devenait rauque et menaçante. Elle éclatait enfin dans un cri de révolte douloureuse, ce qui déclancha de vigoureux applaudissements de Daudet et de Zola.

Daudet, ne pouvant pas bouger de son fauteuil, me fit prier de venir à lui : « C’est magnifique, dit-il... C’est magnifique, Mademoiselle! » Et Zola : « Quelle vérité dans vos accents, Mademoiselle, quelle actrice vous êtes ! »

Mon cœur battait à rompre. car tous les autres écrivains présents m'entouraient, enthousiastes. Alors, pendant deux heures, on me fit chanter.

J'avais d’abord voulu séduire Zola, il était pour moi l’inspirateur du réalisme en art, de la vérité dans l'expression, et ma nature sans truquage correspondait à « sa manière ». Moi aussi, j'étais près de la terre.

Je voulus ensuite séduire le côté poétique de Daudet, et je lui chantais une sorte d’idylle qui avait pour titre : C’était bon. C'était bon la pureté de l'enfance. C'était bon le premier amour. C'était bon le premier baiser. C'était bon le premier enfant. C'était bon de bien vieillir. Bref,

c'était bon de mourir, le devoir accompli. Cela sentait la douce et saine existence de village, et il me semblait que je lui versais un peu de soleil de sa Provence... à ce superbe Daudet !

« Quittez le café concert, Mademoiselle ! Quel dommage !… Un tempérament pareil. une telle diversité... faites du théâtre. Ah! si j'étais jeune et bien portant, quelle pièce je vous écrirais ! ».

Je regardais Daudet si émue, si bouleversée, qu'il sentit mon émotion et me prit la main... Alors, je crus que j'allais pleurer, ma gorge se serrait.… et je lui dis : « Alors, maître... j’ai donc vraiment du talent ?... » — « Du talent ! du talent ! Mais vous avez plus que du talent ! » Ah! cette soirée. elle fut l'épanouissement de ma foi en moi...

Le visage d'Émile Zola me sembla, ce soir-là, désappointant. Alors, c'était ça cet illustre écrivain ? Le masque froid, la face plate, les cheveux tirés en arrière, la bouche fine, sèche, hermétique, de grosses lunettes sur les yeux qui ne bougeaïient pas et me semblaient sans lueur ; une opiniâtreté terrible semblait être la caractéristique du visage de Zola, j'y lisais une expression de forte ténacité ; sa figure n’était pas de celles qui laissent refléter toutes leurs émotions intérieures, non, elle était close.

Lorsqu'il devint mon voisin de campagne à Médan, en Seine-et-Oise, j'eus souvent l’occasion de le revoir sur les routes, accroupi sur sa bicyclette, filant avec le même regard fixe et froid, avec la même allure « avocat pauvre ». Sa propriété à Médan était un assemblage de chalets portant chacun les noms de ses ouvrages,

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