MON CHER CONFRÈRE
Je ne puis en quelques heures vous envoyer les lignes d'hommage que vous me demandez, étant incapable d'écrire à l’improviste et sans réflexion préalable quelque chose qui soit digne de la grande artiste que vous fêlez ce soir.
Le talent d’ Yvette, tout le monde le connaît et l’admire. Ce que j'aurais aimé dire, ayant eu la joie d’être durant de longues années de ma jeunesse son ami et son familier, c'est la noblesse de son caractère, la vaillance de sa vie, sa belle et vive intelligence, son courage quotidien et la. générosité de son cœur. Malheureusement je n’écris pas quand il me plaît et subis un état de santé qui m'interdu presque chaque jour de faire, entre toutes choses, ce qui me serait le plus agréable.
Excusez-moi donc et trouvez ici l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Louis DE ROBERT.