‹ La chanson de ma vieChapitre 66 sur 80 · FAGUS · texte numérisé non relu

FAGUS

Ce 8 juin 1925, MADAME,

J’hésilais à venir vous saluer, venir vous entendre. Je voulais demeurer sur la magie d'antan. Ah, que j'ai donc élé récompensé! Yvelte est toujours Yvette, mais avec un renouvellement dans le sens

de l'éternité, par la grâce de la tradition. La Samarilaine (pauvre heureuse pécheresse!), la coquette d'il y a six cents ans et de maintenant et de toujours. Suis-je, suis-je, suis-je belle? Eh oui, vous l’êtes toujours ! et la tragique lorette qui rejoint la vieille Heaulmière de mon contemporain Villon, et l’évocation de Jules Laforgue qui — par vous, à travers vous — nous a renouvelé l'éternel féminin.

Merci, madame, merci, vous restez notre poésie et devenez notre enseignement.

Votre reconnaissant, FAGUS.

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