I>S LA FORME
CéUm des épopées iadieime, persane, greeqM, geraMJii^e, qui poussont paj^v^iuâsiy ont été si UbriMBefit remaniées par les rapsodes, pair les njeii» aisseurs, même pair les copistes , qu'on n'y ren^ Qùutn pas ordinairement l'unité qui e^t uns dMf aonditiôns de la beauté parfaite. Si les pommes 1»»» mériitiues prés^atant aujourd'hui cette tmité, au wimM dand la forme, on sait qu'ils la doivent au travail des grammairiens. M encore, dèsq^'w examine le fond mitaie du nécit, il n'est pas diffirr cile de trouver les traces de la rap^odie. Dans les Niebelungen^ il y ^9 pour ainsi dire, -deu^jc actions et même deux inspirations bien différentes , assez maladroitement cousues l'une à l'autre, si bien que mémele^nom générique des béros y cba^^ de seps. lU Maha-Barata est une e^èce d'encydopédi^ 9^1 l'on aurait fondu en un même oorps d'ouvrp^ la Divine Comédie^ niiade ^t la Légende dorée.
CIV INTRODUCTION
Il y a beaucoup plus d'unité dans la Chansùjpde Roland. On peut dire^ avec r Histoire littéraire de la France, « que Fordonnance du poëme est d'une régularité irréprochable et que l'unité d'intérêt lui donne une sorte d'avantage sur les autres épopées. L'action se lie, se développe et se dénoue avec une extrême clarté. » Un autre juge compétent, M. Vitet, trouve même que cette unité serait parfaite si l'on supprimait les épisodes de la guerre de Baligant et du procès de Gane.
La forme de nos chansons de geste est celle d'un récit entremêlé de dialogues. Les batailles sont une série de combats singuliers auxquels les héros s'excitent par des paroles. Comme dans Homère, ils s'injurient avant de s'assaillir, et ce dialogue, comme nous l'avons indiqué, est presque toigours consacré à la justification ou*à la glorification de la cause pour laquelle le héros combat. Ces explications préliminaires sont si bien entrées dans les mœurs chevaleresques que^ lorsqu'elles n'ont pas lieu, c'est une particularité que le trouvère se croit obligé de mentionner, comme, par exemple, au S38S" vers de la Bataille d'Aleschamps :
LÀ ODt la nôtre gent paiene encontrée :
Ni ot parole dite ne devisée.
Tant chevalier corent de randonée.
Se vont férir sanz nule demorée.
• Les nombreuses citations qui précèdent* ont pu donner ime idée du style de noâ chansons de geste. Ce style est naturel et vivant ; il a un caractère bien marqué de sincérité et de force ; on se sent trans-