‹ LA CHANSON DE ROLAND (volume 2)Chapitre 30 sur 61 · COMMENT CHARLEMAGNE REÇOIT LES AMBASSADEUBS · texte numérisé non relu

COMMENT CHARLEMAGNE REÇOIT LES AMBASSADEUBS

DEMABSILE.

Notre empereur est en fête, en liesse, Cordoue est prise et le mur mis en pièces, Par ses pierriers il a détruit les tours.

Ses chevaliers en ont un grand butin D'or et d'argent, de riches vêtements.

11 n'est resté nul payen dans la ville Qui ne soit mort ou devenu chrétien (2).

(1) Le texte dit : que algues ne rengignent^ e'esi-èKliiw quib ne le trompent en quelque chose, un peu.

(2) C'est dans les chansons de geste un usage constant de tuer ceux qui refusent le baptême; cependant plusieurs papes^ et notamment

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là attaquer les infidèles. Le second combat, celui dans lequel le gros de l'apinée de Marsile, après la défoite de ^avant-ga^de, se rue sur les Français, est le nœud de Faction; il y a de ces luttes décisives dans presque toutes les épopées, et la nôtre n'a jien à envier au combat d'Ulysse et de Télémaque l^ntre les prétendants, ni à la grande tuerie qui termine le poôme des Niebelungen. Les scènes qui suivent entre Turpin et Roland et les derniers iyiAfyiAT)K<t du héros sont aussi remarquables par ime sensibilité vraie que par le sentiment religieux. Q semble que Bx)land grandisse encore quand il sent qufi la mort lui est proche, comme Œdipe au moinent où il entre dans le bois sacré pour y mourir* tu Qui n'adxnire pas une telle page, dit avec raison M. JLiion Gautier, n'a pas une goutte de sang chrétien ni de sang français dans les veines (1). » L'éimotion va toigours croissant et notre épopée at^ teint les dernières limites du pathétique sans être tombée une seule fois dans l'exagération et dans les images dégoûtantes, lorsque l'empereur va seul (^)j9rdier sur le champ de bataille le corps de son ne^*veu. « Devant ce^ admirables scènes, dit M. Yitet, un seul mot vient à l'esprit, le mot sublime. i> L'apparition de la fiancée dans la forme discrète du manuscrit d'Oxford vient terminer dignement Tceuvre de notre trouvère (2).

(1} Études historiques pùur la défense de rÈgUse, p«ge 268.

(d) Je ne puis pas^ comme le font les auteurs de V Histoire lUtérairey excuser les additions verbeuses qui dénaturent cette «dmirabie seèoe dans les auUw manuscrits. Tome XXII, |M(gB 7SS.

CVni INTRODUCTION.

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