DEVOIRS AUX FRANÇAIS
« Sire empereur, a dit Geoffroy d'Âojou,
« Ne démenez si fort cette douleur.
<c Par tout le champ faites chercher les nôtres
c( Que ceux d'Espagne en bataille ont tués.
a Dans un charnier commandez qu'on les porte. »
Le roi lui dit : « Sonnez de votre cor. d aoi.
Geoffroy d'Anjou de son cor a sonné.
Charles commande ; à pied sautent les Franks.
Tous leurs amis qu'ils ont retrouvés morts,
Dans un charnier ils les portent d'abord.
Assez y a d'évêques, de chanoines,
Moines, abbés et prêtres tonsurés;
Ils ont absous les morts au nom de Dieu,
Fait allumer les parfums et la myrrhe.
Ils les ont tous encensés bravement;
En grand honneur il les ont enterrés
Et laissés là : qu'eussent-ils fait de plus? aoi.
190 L4 CBAKSOSr
Notre, empereur fait mettre i part RolaDd, Sire Olirier et Turpis rardieTèqne.
Devant hii-mème, U les a &it ourrir.
Et les trois coeurs en nn drap recoeiDir ; En blanc cercneil de marbre fl les a mis.
Et puis les corps des barons fl a pris.
Et dans des peaux de cerf flles a mis.
Frottés d'é]^ee et lares dans le Tin (1).
Le roi commande, et Thibant, GiboioB^ Milon le eomte et le marquis Oftim Les ont tvèi-'lHai chargés sur trois dianettes Etieeoiiirertf d'an tapis de gala, aoi*
(1) D'aatres poSmes mentioDoent l'opératioa de laver les corps avec de l'eso, da yin et da piment^ DoCamnient Baoul de Cam' bray, à la page 329.
Le eor li levis de fnnde etae et de vio.
Dis» éSeris (e lahènsm^ on & aussi tpit les egrps sont wân dans des outres de cair^ pages 249 à 2S3 de la tradactioD.
LA CHANSON DE ROLAND. iâl
BALIGANT DEFIE GHASLEMAGNE, ET COMMENT l'EMPBREUR PARTAGE SON ARMEE