Josué, X, 2 . par Warren (Modern Language Notes, t. XXIX
P. 3)- 3. Vers 1423-1435
- HE: 5 sd
ture du septième sceau, quand les sept trompettes des sept anges annoncent la consommation des siècles et la venue du règne de Dieu, la terre tremble à plusieurs reprises, qu’il se produit des éclairs et des tonnerres, un obscurcissement du jour, des chutes de grêle et d’autres phénomènes terribles !. Que le poète ait pensé particulièrement à ces prodiges annonciateurs de la fin du monde, c’est ce qu’indique l'interprétation qu'il prête aux témoins : « C’est, disent-ils, la consommation des temps, la fin du monde que voilà venue. » Mais, là non plus, l’on ne tient pas la preuve décisive qu'il ait exploité directement l’Apocalypse. La grande question du Jugement dernier et du temps où la venue de l’Antéchrist marquerait l’imminence de la fin du monde créé avait fourni matière, depuis l'établissement du christianisme, à de nombreux commentaires. Chez les Latins, Lactance, au début du 1v° siècle, avait traité le sujet en s'appuyant sur les Livres sibyllins. Saint Augustin, de son côté, y avait consacré tout un livre de sa Cité de Dieu et, dans un autre passage de la même œuvre, avait recueilli les méchants vers où un inconnu avait traduit les prophéties de la Sibylle Érythrée concernant
1. XVI, 18. Le trait des maisons « dont les murs se crèvent » semble indiquer une réminiscence des prodiges qui accompagnèrent la mort du Christ et particulièrement de la description qu’en a laissée saint Mathieu (XX VII, 45): «terra mota est, et petræ scissæ sunt... »,
Ed