I. INFLUENCE DE LA TRADITION
et qui est si contraire aux habitudes de l’auteur semble déceler le souvenir d’un exercice spirituel sur le thème de la mort auquel une longue tradition avait donné une forme littéraire constante et en quelque sorte imposée.
Il est donc clair que le poète du Roland n’était pas un esprit naïf, riche des seuls dons de la nature. Il possédait de la lecture. Son imagination était soutenue par sa mémoire. Tout en créant, il exploitait. Et son œuvre prend place dans une tradition littéraire dont les commencements remontent à l’antiquité biblique pour se prolonger, par une longue suite d’écrits, jusqu’au temps où il vivait.