‹ LA CHANSON DE ROLAND (volume 3)Chapitre 132 sur 173 · DÉPART TA. ED · texte numérisé non relu

DÉPART TA. ED

cer 2 pue Thierri se présente comme champion contre les tenants de Ganelon, qu’enfin le châtiment désiré

par l’empereur tombera sur la tête du coupable.

Ces côtés de moindre apparence accompagnant

+ ne

tant de majesté re sont pas sans provoquer :

quelque surprise et nous trouverions volontiers que l’empereur est trop grand pour redevenir parfois si humble, et qu’il est trop soumis à la lai commune des mortels pour recevoir parfois les marques de la prédestination. Cette dualité nuit, jusqu’à un certain point, à l’effet littéraire : il n’y a pas dans le personnage de Charlemagne la même force de vérité, la même beauté, égale et soutenue, que dans le personnage de Roland.

Mais il ne pouvait pas en être autrement si l’on songe au dessein que poursuivait l’auteur. En cette épopée qui célèbre la vertu chevaleresque, il fallait d’abord un empereur qui, pour justifier le sacrifice des siens, représentât sur terre la puissance des armes au service de la religion et qui, par ses mérites autant que par sa piété, fût digne d’être prôyosé en exemple à ceux qu’il rommandait : et c’est pourquoi, dans le roman, en même temps que Dieu le soutient de ses avertissements et de son aïde, il apparaît comme le fidèle le plus étroitement lié par le devoir, voué à un effort sans cesse recommencé, qui lui impose l’expérience de

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