‹ LA CHANSON DE ROLAND (volume 3)Chapitre 144 sur 173 · HI, LE TRAVAIL DE L'ÉCRIVAIN · texte numérisé non relu

HI, LE TRAVAIL DE L'ÉCRIVAIN

1148 NÉS SEEN SR comprend mieux encore la nature de l'effet littéraire qu’elles étaient destinées à produire. Ramenant la même idée ou la même image, elles poussent leurs flots successifs et puissants; elles imposent à l’esprit leur cadence et leur rythme; elles lui communiquent la sensation mystérieuse du nombre. Et c’est ainsi que l’épopée absorbe en elle, pour accroître son emprise sur les âmes, les ressources du lyrisme.

CRE Fete

Un art particulier. — La juste appréciation des qualités d’une œuvre comme la Chanson de Roland n’est possible qu’à la condition de se faire ün esprit neuf, dépouillé de tout préjugé d’école et animé du seul souci de pénétrer les véritables intentions de l’auteur. L'art qui a présidé à la confection de ce poème est d’une espèce particulière et procède de principes très différents de ceux auxquels les modernes sont accoutumés. Il s’agit, tout d’abord, d’en bien saisir la nature.

L'un de ses traits est qu’il’se dissimule. C’est une tâche de le découvrir, et aussi délicate que l'interprétation générale du poème et de l'esprit qui y règne.

Les idées, on a pu le voir à l'analyse des carac- ‘ères, ne manquent pas dans le roman, et l’on n’accusera pas d’indigence intellectuelle une œuvre si fortement orientée, où vivent, incarnées

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