‹ LA CHANSON DE ROLAND (volume 3)Chapitre 155 sur 173 · Joseph Béüier, Les Légendes épiques, t. III, p · texte numérisé non relu

Joseph Béüier, Les Légendes épiques, t. III, p

LESINTÉRPRÉTATIONS MODERNES 317 : es En Le Ke UNE ‘ al

Mais ces germes périrent étouflés presque

aussitôt que nés. En effet, ils manquaient de force,

ne contenant chacun que des parcelles de vérité.

Et si l’on y reconnaît aujourd’hui des éléments intéressants, c’est à la lumière des idées apportées par M. Joseph Bédier.

M. Bédier, faisant l’historique des théories qui fleurirent au XIx° siècle, avait aperçu combien les conditions dans lesquelles elles s'étaient formées les rendaient suspectes; combien l’hypothèse des cantilènes et celle des épopées anciennes étaient à la fois peu satisfaisantes pour l'esprit et faibles sur le chapitre de la preuve; combien avaient été vains, en somme, tant d’efforts multipliés pour découvrir des origines lointaines aux Chansons de geste, Il écrivait 1 : « Qu'est-ce, au fond, que l’histoire de ces idées, sinon l’histoire de leur régression ? C’est tout au début, aux temps de Herder et des Grimm, qu’elles oft battu leur plein; puis, tour à tour, c’est Fauriel qui a fait la critique des Grimin, et G. Paris la critique de Fauriel, et M. Rajna la critique de G. Paris, ét réciproquement, c’est G. Paris qui a fait ja critique de M. Rajna. Et chacune de ces critiques a porté. Finalement, une seule de ces idées a sur-

nagé, celle que Fauriel, en 1832, avait exprimée ainsi : « LL est impossible dé concevoir l'existence des romans de chevalerie si on les subhose brus-

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