Ibidem, p
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querment inventés et, pour ainsi dire, de toutes pièces, trois ou quatre siècles après les événements w auxquels ils se rapportent » : d’où la nécessité! logique de conclure que les origines de ces romans, faute de pouvoir être récentes, devaient donc être anciennes. »
L’'impossibilité alléguée par Fauriel, M. Bédier a montré qu’elle était illusoire. Un fait était là : l’absence de tout indice que la Chanson de Roland eût existé, sous n'importe quelle forme, antérieurement au x1° siècle. Pourquoi donc ne serait-elle pas née au x1° siècle ? Et n’était-il donc pas des raisons de penser qu’il en avait bien été ainsi ? Ces raisons, ce sont les attaches étroites du poème avec les étapes des routes qui, à partir du xI° siècle, menèrent les pèlerins par Roncevaux à Saint-Jacques-de-Compostelle; c’est aussi l’esprit même de l’œuvre, qui se présente comme un épisode d’une guerre sainte en Espagne, guerre dont la notion n’a paru dans les esprits qu’au x1° siècle, et non pas plus tôt. De là l’explication de M. Bédier « que la légende de Roland s’est d’abord formée à l’état de légende locale à Roncevaux même et dans les églises des routes qui passaient par Roncevaux; et que, si elle avait pu végéter obscurément dans ces églises dès une époque peut-être ancienne, elle n’avait pris corps en des poèmes qu’au xI° siècle ! ». Thèse qu’a accom-