II. LA MORT DE ROLAND
TRS | 1e, - et Guy de Saint-Antoine, et le duc Austorge de
Valence, tués d’affilée par Grandoine, le roi de Cappadoce. Olivier a beau venger sur Climborin la mort d’'Engelier ; Roland a beau venger sur Vaidabrun la mort de Samson; Turpin a beau venger sur Malquiant la mort d’Anséis : les Français sont durement éprouvés. Et qu'importe que le redoutable Grandoine, qui à pu abattre à lui seul et Gérin, et Gérier, et Bérenger, et Guy, et Austorge, se sente glacé d’épouvante à la seule vue de Roland, qu’il ne trouve même plus la force de, s’enfuir et que, d’un coup prodigieux, le paladin le tranche en deux moitiés, lui et son cheval ? Qu’importe que tous les chrétiens fassent merveille, qu’ils fendent les armures jusqu’au vif des chairs, qu'ils taillent poings, flancs et échines, qu'ils fassent ruisseler le sang clair sur l’herbe verte ? Qu'importe que Roland et Olivier frappent de l’épée, que Turpin frappe de l’épieu, qu’à eux trois, comme on lit dans les chartes et les brefs, 1!s aient abattu plus de quatre mille ennemis ? Qu'importe que les Sarrasins harassés, épuisés, affolés, ne puissent plus endurer leur effort et que, devant Roland et Olivier qui les poursuivent, ils vident le champ ? Qu'importe ? Au bout de cinq assauts, tous les chevaliers français ont été tués, tous hormis soixante qu'avec Olivier, Turpin et Roland, Dieu, jusqu'ici, à épargnés.
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Ps 110 : LE POÈME