II. LA MORT DE ROLAND
un comte chevetain : alors le gentil roi, le grand, t’attacha à mon côté. Je lui en ai conquis l’Anjou et la Bretagne, et je lui en ai conquisle Poitouet le : Maine. Je lui en ai conquis la noble Normandie, et je lui en ai conquis la Provence et l’Aquitaine, et la Lombardie, et toute la Romagne. Je lui en ai conquis la Bavière et toute la Flandre, et la Bourgogne, et la Pologne entière, et Constantinople, dont il reçut l'hommage, et la Saxe, où il fait ce qu’il veut. Je lui en ai conquis et l'Écosse, et l’Irlande, et l’Angleterre, qu'il appelait sa chambre. J'en ai conquis tant de pays et de terres, que tient Charles à la barbe blanche ! Pour cette épée j’ai douleur et affliction. Plutôt mourir que de la laisser aux mains des païens |! Dieu, notre père, épargnez cette honte à la France | »