IV. LE CHATIMENT DE GANELON
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combattre. Ils se provoquent régulièrement devant tous : Ogier de Danemark porte leur double défi. Puis ils demandent leurs chevaux et leurs armes.
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Prêts à s’affronter en combattant, ils se contessent et reçoivent l’absoute et la bénédiction : ils entendent la messe et communient : ils font aux églises de larges offrandes. Ils réviennent tous deux devant Charlemagne. Ils chaussent leurs éperons : ils revêtent leurs hauberts blancs, forts et souples ; ils fixent sur leur tête leurs heaumes brillants ; ils ceignent leurs épées à la garde d’or pur ; ils suspendent à leur cou leurs écus à quartiers ; ils tiennent dans leur poing droit leurs épieux tranchants ; puis ils montent sur leurs rapides destriers.
Alors se mettent à pleurer cent mille chevaliers, qui, pensant à Roland, ont pitié de Thierri. Mais Dieu sait bien comment les choses finiront.
Au-dessous d’Aïx est une prairie très vaste, Là s'engage le combat des deux barons. Ce sont des preux de grande vaillance ; leurs chevaux sont rapides et ardents : sils les piquent vigoureusement, leur rendent les rênes, et vont se frapper l’un l’autre de toutes leurs forces. Leurs écus se brisent et volent en éclats, leurs hauberts se déchirent ;. les sangles se rompent, les troussequins se retournent, les selles tombent à terre.
Cent mille hommes pleurent en les regardant.