I. INFLUENCE DE LA TRADITION
Thessalie, éclate un prodige que Lucain raconte en ces termes : « L’éther tout entier fait obstacle à leur progression; il leur oppose des brandons, des colonnes immenses de feu, des typhons qui. soulèvent un mélange d’eau ét de bois ; il obstrue leur vue, aveuglée par la foudre; il arrache les aigrettes des casques, inonde la garde des épées de leurs lames fondues, liquéfie les javelots arrachés de leurs mains et fait fumer le fer coupable sous l’action du soufre 1, »
Mais les deux passages de la Chanson de Roland dont il vient d’être question sont les seuls qui puissent faire supposer que l’auteur aurait directement connu Virgile et Lucain. Sont-ils du moins probants ? On n’oserait l’affirmer.
Si, dans le poème, se retrouvent des traits divers communs avec l’épopée antique, si l’on y