‹ La Chanson de RolandChapitre 33 sur 46 · IA · texte numérisé non relu

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Grince l'acier, ne fléchit ni ne rompt.

Contre le ciel l’épée a rebondi.

Le comte voit qu’il ne la brisera!

Tout doucement il la plaint à soi-même :

« Eh! Durendal, que tu es belle et sainte!

« Que dans ta garde il y a de reliques :

« Dent de saint Pierre et sang de saint Basile, « Et des cheveux de mon sieur saint Denis,

«( Du vêtement de la Vierge Marie !

« Ce n’est le droit que des païens te tiennent : « Par des chrétiens tu dois être servie.

((Ne vous ait homme à faire lâcheté !

« J’aurai conquis avec vous tant de terres,

<( Que Charles tient, à la barbe fleurie,

« Et l'empereur en est puissant et riche. »

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