‹ La Chanson de RolandChapitre 169 sur 171 · CCLXXXV · texte numérisé non relu

CCLXXXV

PINABEL de Sorence est de très grande prouesse. Sur le heaume de Provence, il frappe Thierry : le feu jaillit, l'herbe s'enflamme. Il lui présente la pointe de sa lame d'acier. Elle descend sur son

front Il en a la joue droite toute sanglante et

tout sanglant le haubert, dans le dos et au long de la poitrine. Dieu le protège, Pinabel ne l'a pas renversé mort.

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THIERRY voit qu'il est blessé au visage. Son sang tombe clair sur l'herbe du pré. Il frappe Pinabel sur son heaume d'acier brun, le brise et le fend jusqu'au nasal, fait couler du crâne la cervelle ; il secoue sa lame dans la plaie et l'abat mort. Par ce coup sa bataille est gagnée. Les Francs s'écrient : « Dieu y a fait miracle ! Il est

Escrient Franc : « Deus i ad fait vertut ! Asez est dreiz que Guenes seit pendut E si parent, ki plaidet unt pur lui. » aoi.

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