Ce couplet est emprunté au niamisrrit de Venise
Il est cité par Mùller (édition de rannée 1863 cl édition de l'année 18T8). Je le reproduis ici pour donner une idée des formes italianisées sous lesquelles se présente h Chanson de lioland dms le précieux manuscrit, d'après lequel je traduirai maints autres passages comblant des lacunes du texte dOxford.
Li conl Uollant e munie sor un mon.
Ad una bruna, çama meior non vid oa, Laçn son elmo ch'e falo à baron, Çinçe Durendar dunad ore li pon, Al col se mist un obcu de snnson (?). No vol monter s'en su Valinntis non, Ten son cs|iieu ; blanc eli confalon, Li b.'inde ad or li battent An al pon. Or vedcra clii Tamara o non.
Dis li François : <■ E nu vus seguiroD. •
Il a lacé son heaume de baron, ceint Durandal dont le pommeau est d'or, pendu au cou son écu blasonné, et pour cheval pris son cher Veillantif.
Il tient sa lance, et du gonfanon blanc les bandes d'or vont battant son épée.
Qui l'aime ou non, voilà ce qu'on va voir.
— « Nous vous suivrons ! » criaient tous les Français.
Le preux Roland enfourche son cheval.
Près de lui vient Olivier son fidèle. Viennent aussi, le preux comte Gérier, avec Gérin, Otto et Bérenger; le duc Samson et le fier Anséis, Yvore, Yvon, tous deux très chers au roi', enfin le vieux Girard de Roussillon, accompagné du Gascon Angelier.
Turpin s'écrie :
« Par ma tête, j'en suis »,
— c< Et moi aussi, dit le comte Gautier. Je suis son homme, et me dois de le suivre. »
1. Le texte d'Oxford ne cite que dix pairs. Mais les deux manuscrits de Venise et le manuscrit de Versailles, nous rendant le vers omis, comprennent Yvon et Yvore dans rénumération des pairs qui suivent Roland.
L'armée élit la suite de Roland. Avec lui vont vingt mille chevaliers ' .
Le preux Roland dit à Gautier de l'IIum : « Gautier, prenez mille Français de France pour occuper défilés et hauteurs.
» Que l'empereur n'y perde aucun des siens ! » Gautier répond : « Je vous dois bien cela. » Le comte, avec mille Français de France, parcourt hauteurs, passages, défilés.
Recevrait-il les plus mauvais avis, sans coup férir il n'en descendra point; sept cents épées sortiront du fourreau.
Dès ce jour même, il eut forte bataille contre Almaris qui régnait surBelferne.
i . Coin lui s'en va xxm clievalers. {Manusct-il de Venise.)