LIVRE SIXIÈME
Cesl la loi du Christ rét'cmpleiir qu'il soit tiré sévère justice d'un traître. On l'éoartèle avec des chevaux ; on livre ;;us flammes son corps en lambeaux; et il arrive que là où se dispersent ses cendres, il ne croit plus d'herbe : les arbres dépérissent ; toute semence jetée reste stérile.
Chanson de Girart de Roussillom [douzième sièclu).
Pire est le traître que le larron... Dieu tient son arc tendu, et frappe là où il veut frapper, et fait le coup qu'il doit faire. Au payement, ils viennent tous : le trompeur et le trompé ; Gain ainsi qu'Abel. Et les traîtres seront détruits; et les trahis seront bien venus.
Pierre Cardinal [treizième siècle).
Vainement son orgueil l'a plongé dans un abîme d'ignoniinie et le livre à l'expialion suprême. .Même tombé, ce superbe garde quelques rayons de sa splendeur première. Son visage est ravagé, et linquietude siège sur ses joues flétries. Mais sous ses fiers sourcils brille ira regard qui dit son intrépidité inflexible et son indomptable lierté. Tel un pin dont la têle a été excoriée par le feu du tonnerre. Son tronc, quoique nu, se dresse majestueux sur le so! calciné. Milton.