‹ La chanson de Roland. Traduction nouv. et complète, rythmée conformément au texte roman, précédée de Roland et la belle Aude, prologue à La Chanson de Roland [par] Joseph FabreChapitre 50 sur 71 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

Qu'est la France? Une grande, une forte famille. Ne laissons pas ternir son étoile qui brille 1 Bretons, Picards, Normands, Gascons ou Marseillais, Frères, ne faisons qu'un... et frappons en Français!

Jasmin.

Charlemagne mourut entouré d'une gloire immense. Ce qui en subsista ce ne furent point les traits qui maintenant nous étonnent : la puissance de son génie organisateur et cet amour des lettres si admirable chez un Germain, lui-même, peu lettré. Comme il arrive à toutes les époques de civilisation imparfaite, les populations, un temps réunies sous son empire, demeurèrent frappées de l'éclat de ses conquêtes; et cette première impressiori alla grandissant par l'effet de deux sentiments qui sont l'aliment du patriotisme : le souvenir de la grandeur passée el la haine de l'étranger. Les récits des guerres formidables du grand empereur, rapidement amplifiés, prirent bientiftt la forme de la poésie; et ainsi, après un temps très court, apparurent sur plusieurs points de l'empire des chants héroïques. Paul Meyer.

Le principal charme de cette vieille littérature est la simplicité, cette simplicité qu'ont les personnes de grand sens avant que l'habitude de réfléchir soit devenue l'habitude prédominante de l'esprit... Notre admiration de l'antique n'est pas l'admiration du vieux, mais du naturel.

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