‹ La chanson de Roland: traduction nouvelle avec une introduction et des notesChapitre 36 sur 63 · DE MARSILE · texte numérisé non relu

DE MARSILE

Notre empereur est en fête, en liesse, Ciordoue est pnse et le mur mis en pièces, Par ses pierriers il a détruit les tours.

Ses chevaliers en o^t un gran^ butin '•• D'or et d'arçent, de riches vêtements, n n'est resté nul payenda.sUviUe Qui ne soit mort ou devebu cïirétien (2).

(1) Le texte dit : ^ê iH^iné l^èïjignônt^ ô'ést-i-du^ ju îl^ ne le trompent 9^ Qi^flpiB jdJbtB, im peii. >■' k:

(2) C'est dans les chansons de geste un usage constant de tuer ceux qui refusent le baptême; cependant plusieurs papes, et notamment

tio

Notre empereur drt dÉtns uà gràhd Terget^ Sont avec lui Rblàfid, feijfe 01ivîel*j /•-^ Sanche le duc et lé flter Atisiéfe,

Geoffroy d'Aiijttùi ^onftlôiiiél' du iti, Gérin y fut et son ami feétèf .

Il y avait àuSsi bîeli 4*autres preUx :

De dôuce F)^ncé il6 étuiént qtiidzë mille.

Ces chevali^^ Suir de ïmùx k{^iÉi bl&iibë

Jouent au daml^ j^uf iWtliér bnWé éli^^

Au jeu d'èi^ëlsft tes tiètlt et lés plus S«%««.

Les bacheliers légëns jotiietit ft redcrithé.

Dessot» un ^in, tn^i^t d^^n églanUdr '^ Est un fatitëttil qû'ôÀ a &it «bUt d'« p«jf.

Là sied le iml c|lli tiètit lA ddiiêé ïVa^liiê.

Blanche est m. bSd^ê et èa tMe jBetirié;

Noble est son corps, sa contenance fière.

Le cherche-t-on, n'est besoin qu'on le montre ! a^ Les messagers dèsûèndent de cheV«d I

Avec respect et gràèë itt lé salâeBt.

C'est Blancattdrin qôi parie le ptemiér.

Il dit au roi : « Soyez béni dé Bitu^

saint Grégoire I^ Grande s'étaient prononcés c6ntre lès conversions forcées. Voir d'autres exemples ^ âané Fhù^ et Blahehi^ot, Ëd. Dumérii^ page 123^ et da&s Gny de Bourgogne, page 104 :

L'arcevesqne Turpin va les fons «^restant ^

Le seignôr i Mptisent et dès siens ne sai qûans;

Et qui Dieu nfi vent eroi^ MB là ttttit ôèiattt.

« Le glorieux que Ton doit adorer !

'^ ^ « Vous fait mander le brave roi Marsile : Xi. Qu'il s'est enquis d'un moyen de salut, « De son avoir vous veut donner beaucoup, c< Ours et lions, lévriers enchaînés, c( Sept cents chameaux et mille autours mués,

/?« c( D'or et d'argent trois cents mulets chargés ;

a Yous^en ferez remplir cinquante chars.

« Tant y aura de besans d'un or pur « Que vous pourrez bien payer vos soldats.

(( Assez longtemps vous fûtes en Espagne : >

ns « Dans Aix, en France, il vous faut retourner. i « Là vous suivra mon maître^ 41 le promet. » ' ; Notre empereur étend les mains vers Dieu , Baisse la tète et comm^ice à penser, aoi.

Notre empereur tient la tète inclinée.

'^» De sa parole il n'est jamais hâtif.

Sa coutume est de parler à loisir.

Il se redresse , et son visage est fier.

Puis il répond : « Vous avez bien parlé.

« Le roi Marsile est fort mon ennemi ; /Va « a ce discours, que vous venez de dire,

« Par quel moyen pourrai-je me fier? »

Le Sarrazin lui dit : « Par des otages ,

c( Dont vous aurez ou dix ou quinze ou vingt.

« Dùt-il périr, j'y mets un fils à moi ;

Kl» « Vous n'en aurez, certes, aucun plus noble. c< Quand vous serez dans le royal palais, (( A célébrer le jour de saint Michel (1) , (c Là vous suivra mon maître, il le promet ; c( A vos bains d'Aix , que Dieu pour vous a faits,

/^^ « Il a dessein de se faire chrétien. »

Charles répond : <x II pourra se sauver ! >> aoi.

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