‹ La chanson de Roland: traduction nouvelle avec une introduction et des notesChapitre 41 sur 63 · CHABLEMA6NE SE MET EN ROUTE AVEC LA · texte numérisé non relu

CHABLEMA6NE SE MET EN ROUTE AVEC LA

GRANDE ARM^fi.

Notre empereur rei|^^^a6 §P^ gfi^ti^^ps :

Il est venu ^^ 1§ çiiéi de %uniç- Le preux IiQ}^A(l V^ p^ 9^ re^versfé^ ; ^"-^ Pendant cent ans eUp, en resta 4^i^* De Ganelon il ^te^^ de^ pouv^lles Et le tribut àw ^f^^^ p.^ys d'Ëspo^gn^.

Or, un matiç, p?8l| l'a^î?? ^BÇ^^îWl, Le comte G^âp arriyis m c^pemisnt. 401.

c7« De grand ma|||i Ve^c^reur ^'^t ^vé, Charles oqlt Isj^ me^, pi^ leg n^f tines.

Sur rherbe verte, il e^t devait s^ tex|ff .

Roland y fut et 1^ bra^e QUyieip, Nayme le duc, {i^çcpup d'aotrf^i 9^!^*

^^^anelon vii^t^ le paître, le p^ji^^ç !

Avec astuce il commence à parler Et dit au roi : « Soyez béni de Dieu !

ic J'apporte ici les dé^ d^ S^rago^ç.

(c De grands trésors je you^ fai^ apnener.

t*» « Et vingt enfants ; faites-les bien garder !

a Le brave roi Marsile aussi vous mande

« De ne le pas blâmer pour le calife.

ce Car de mes yeux j'ai vu trois cent miUe hommes,

c( Casques fermés, vêtus dé leurs hauberts, ^«^ « Ceints d'une épée à garde d'or niellée,

c( Qui se sont tous embarqués avec lui,

<c Fuyant le roi parce qu'ils ne voulaient

« Ni recevoir, ni garder notre foi.

« Ils n'avaient pas navigué quatre lieues, 67» « Que la tempête et le vent les accueillent.

i( Ils sont noyés ; vous n'en verrez pas un.

a S'il n'était mort, j'amenais le calife.

« Au roi payen, sire, vous pouvez croire :

« Vous ne verrez ce premier mois passer) ^*^ a Sans qu'il vous suive au royaiune de France.

<c II recevra la foi que vous gardez,

« Votre vassal à mains jointes sera,

« De vous tiendra le royaimie d'Espagne. »

Le roi lui dit : a Grâces en soient à Dieu !

7 ** « Bien avez fait ; en aurez grand profit. »

Mille clairons sonnent parmi l'armée.

On déménage, on charge les sommiers ;

Vers douce France on s'est acheminé. AOi.

Charles le Magne a ravagé l'Espagne, i0< Pris les châteaux, violé les cités.

L'empereiir dit que sa guerre est finie ;

Vers douce France il tourne son armée.

Le preux Roland fixe son étendard

En haut d'un terfa'e et vers le ciel dressé.

t^ô Par le pays les Français s'hébergeaient.

Et les payens, par ces longues vallées.

Vont chevauchant, enseignes déployées,

Casques lacés et ceints de leurs épées,

ECUS au cou et les lances dressées, f T Sur les hauteurs, dans un bois ils s'arrêtent :

Quatre cent mille y attendent l'aurore.

Dieu ! quel malheur que les Français l'ignorent ! aoi.

Le jour s'en va; la nuit devient obscure.

Charles s'endort, le puissant empereur.

f ^* Il songe alors qu'il est aux défilés;

Entre ses mains il tient sa lance en frêne.

Quand Ganelon vient la saisir sur lui.

Qui la secoue et la brandit si fort Que vers le ciel en volent les éclats.

f»^ ^Charles dormait; il ne s'éveille pas.

Après, il songe une autre vision.

Qu'il est en France, à son Aix-la-Chapelle.

Un ours le mord au bras droit durement.

Il voit venir d'Ardenne un léopard

38 LA CHANSON DE ROLÂNfe.

> 3 o Qui fièrement è'fettàcitié â éôn feoF^â rilètnè. Un lévrier sori; àlbts du ^hMi ; Il vient à Charle kn gélop et J>àif bôildà, Tranche d'abdrd Toreille droite t l'bù^, Puis, furieux, coiiibàl le léopard.

>3 i'Les Franks disaient : « Quelle graildte Mlaiîlè î >> Mais on ne sait lèi^uél là gagnera (1).

Charles dormait ; il û% S'ëvèîlle ptà. Àôî.

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