‹ La chanson de Roland: traduction nouvelle avec une introduction et des notesChapitre 47 sur 63 · ET DE ROLAND · texte numérisé non relu

ET DE ROLAND

Il y avdt on ehef dé Saragoipe ;

Une moitié d^ la viUe est à lui s

C'est Climorin, qui n'était pas p9qd'hQmBl^ ;

Il a reçu la fbi ^n eomte Gane,

Par amitié le baipa suc la bofiçha

Et lui donna son casque à SaragctfNse (1).

n dit qu'il veut fa<mnir T^ve-major,

Qu'à Charlemagne il prendra la eousoBiia.

Son bon cheval, qu^on nomme Barbamoyioke,

Est plus léger qu'épervier, qu'hiropdeile.

Il r^peronne et lui }àehe les r^nes.

Il va fra^j^ ijigelier de Gascogne,

Que n'ont sauvé Téeu ni la euirasse.

De son épieu lui met la pointe yu covps.

L'atteint si bien que tgut le i^ç passe outse :

(1) Voir pages 32 et 33. Le nom de Climorin est ici légèrement modifié^ comme celui d'Estramariz^ à la page 70. Climorin a donné un casque à Gane. L'ép^ \\\\ % été pPpp(^ par Vti4al«nii2, (m va bientôt reparaître^ et au stget duquel oq rappellera cett^ épée 4oni^ée à Gane. Aussi y a-t-il dans le texte qui dit ici épée une erreur évidente que j*ai dâ (xmgier ^0 montant imgMf'

A pleine lance, il l'abat mort à terre ,

Après s'écrie : a Ils sont bons à confondre,

« Frappez, payens, pour rompre eette presse. »

Les Franks disaient : « Dieu ! quel deuil de brave homme ! »

AOI.

Le preux Roland interpelle Olivier :

ce Mon compagnon, voilà mort Ângelier !

(( Nous n'avions pas plus vaillant chevalier.

— a Dieu me le donne à venger, répond-il. »

Il a piqué des éperons d'or pur;

De Hauteclaire est l'acier tout sanglant.

Avec vigueur il frappe Climorin,

Brandit son coup et le Sark*azin tombe.

Les démons vite ont emporté son àme.

Puis Olivier occit le duc Alphen.

D'Escabadiz il a tranché la tète,

Désarçonné sept cavaliers arabes.

Qui plus jamais ne pourront guerroyer.

« Mon compagnon, dit Roland, est fâché,

« Et plus que moi va se faire louer,

« Pour de tels coups Charles nous aime plus.»

Il crie alors : « Frappez-les, chevaliers ! » aoi.

Ailleurs était le payen Yaldabrun ;

Il éleva le roi Marsilion.

II est le chef de quatre cents vaisseaux ;

Tous les marins ne réclament que lui.

Par trahison il prit Jérusalem ;

Il viola le temple Salomon (1),

Devant les fonts occit le patriarche.

Il a reçu la foi du comte Gane,

Et lui donna Fépée à riche garde (2).

Son bon cheval, qu'il nomme Gramimond,

Est plus léger que ne l'est un faucon :

Il l'a piqué des éperons aigus ;

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