FENDENT
Roland des siend a vu la grande perte, koi.
Il interpelle Olivier^ son ami. 4
a Beau cher ami, par Diea qui vous plfctége,
a Yoyes gésir à terre tant de braves !
c( Plaindre pouvons France douce, la belle,
<£ De tels barons qu'elle reste déserte !
a Roi, notre ami, que n'êtes vous ici ?
c< Frère Olivier, comment pourrons-nous faire ?
<K Comment à Charle envoyer des nouvelles?
(1) Voir la note de la page 41^ et Aubery le Bourgoingy page 150.
Olivier dit : « Je ne sais nul moyen.
a Mieux vaut mourir que d'encourir la honte, m
AOI.
Roland lui dit : a Je sonnerai du cor :
(c Charle entendra, qui passe aux défilés.
« Je garantis que les Franks reviendront. »
Olivier dit : « Ce serait grande honte ;
c< Pour vos parents ce serait un affiront
a Qui durerait pendant toute leur vie.
fc Quand j'en parlai, vous ne le fîtes pas.
« Ne m'est avis qu'à présent le fassiez :
« Vous ne pourrez corner avec vigueur,
« Car vous avez déjà les bras sanglants. »
Roland répond : c< J'ai frappé de beaux coups ! »