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D'autre part est Escremis de Valtierra ; Il est païen et maître de cette terre.
926. Durendal. Nous allons résumer en quelques propositions l'histoire de la fameuse épée de Roland : i° Durendal es1 l'œuvre du célèbre forgeron Galand ou Veland : tel est le témoignage de dix Chansons de geste, et Flerabras est la seule qui l'attribue à Munifican. = 2° Suivant la Karlamagnus Saga, elle fut donnée à l'empereur par Maïakim d'Yvon, comme rançon de son père Abraham. — 3° Noire poète ajoute que Charles en fit présent à Roland. C'était dans la vallée de Maurienne (?) (le Valsemorien de la Gran Cunquista de Ultramar) , et un ange étail descendu des deux pour enjoindre à l'Empereur, au nom de Dieu, delà donner au meilleur de ses capitaines. = 4° D'après le Karleto, la Cronica gênerai de Espana, et plusieurs autres textes, Durendal est l'épée de cet émir Braibant dont le jeune Charles triomphe en Espagne, au commencement de ses enfances. = 5° Une autre version nous est fournie par Aspremont , et la conquête de Durendal est précisément l'objet de ce poème. La fameuse épée appartient ici au jeune Eauinont, fils de l'émir Agoland : Roland
tue Eaumont et lui enlève Durendal. Le théâtre de cet exploit est le midi de l'Italie. = 6° Nous n'avons point à parler ici de tous les autres exploits que Roland accomplit avec celte arme glorieuse. Il les énumère lui-même en un passage célèbre de notre chanson (v. 2322 et suiv.). = 7° Les qualités de Durendal sont merveilleuses, et, suivant le Karl Meinet, elle assure à son possesseur le royaume d'Espagne. Son acier est d'ailleurs célébré parlons nos poètes. Charles l'avait l'ail essayer sur le fameux perron qui se trouvait au seuil de son palais : elle avail résisté, ainsi qu'Almace, l'épée de ïurpin. Mais Courtain, l'épée d'Ogier, moins heureuse, fui alors écourtée d'un demi -pied : de là son nom. (Voir Renaus de Montauban, édit. Michêlant, p. 210, et la Karlamagnus Saga, i, 20.) — 8° Au portail de la cathédrale de Vérone, Roland es1 représenté tenant une forte épée, sur laquelle le mot Durindarda est écrit en caractères qui sont peut-être postérieurs à la statue.
Voir, dans notre Introduction, la reproduction de cette statue.
Devant Marsile , au milieu de la foule , il s'écrie :
« A Roncevaux ! J'y vais abattre l'orgueil des Français.
935 « Si j'y trouve Roland, point n'en emportera sa tête,
« Non plus qu'Olivier le capitaine.
« Ils sont condamnés à mort, ils sont perdus, les douze Pairs ;
« Français mourront, France en sera déserte.
« De bons vassaux, Charles n'en aura plus. Aoi.
940 Plus loin est un autre païen, Estorgant,
Avec un sien compagnon, nommé Estramarin, Mercenaires, traîtres et félons.
Seigneurs, » leur dit Marsile, « avancez.
Vous irez tous deux aux défilés de Roncevaux, 945 « Et m'aiderez à conduire ma gent.
— Sire, » répondent-ils, « à vos ordres.
Nous nous jetterons sur Olivier et sur Roland ;
Rien ne garantira les douze Pairs de la mort.
Nos épées sont bonnes et tranchantes ; 950 « Elles seront bientôt rouges d'un sang chaud.
Français mourront, Charles en pleurera,
Et nous vous ferons présent de la grande Terre.
Sire, vous la posséderez : venez,
Et nous mettrons l'Empereur à votre merci. » Aoi.