‹ La chanson de Roland. Traduction, précédée d'une introd. et accompagné d'un commentaireChapitre 39 sur 89 · LES PRÉLUDES DE LA GRANDE RATAILLE ET LA FIERTÉ DE ROLAND · texte numérisé non relu

LES PRÉLUDES DE LA GRANDE RATAILLE ET LA FIERTÉ DE ROLAND

livier monte sur une hauteur :

Il regarde à droite parmi le val herbu, Et voit venir toute l'armée païenne.

11 appelle son compagnon Roland :

« Ah ! » dit-il, « du côté de l'Espagne, quel bruit j'entends venir !

■ Une de blancs hauberts! cpue de heaumes flamboyants !

« Nos Français vont en avoir grande ire. y Cette trahison est l'œuvre de Ganelon, ce félon; 1025 « C'est lui qui nous lit donner cette besogne par l'Empereur.

« — Tais -toi, Olivier, » répond le comte Roland; « C'est mon beau-père, n'en sonne plus mot. » Aoi.

Olivier est monté sur une colline élevée :

De là il découvre le royaume d'Espagne 4030 Et le grand assemblement des Sarrasins.

Les heaumes luisent, tout couverts d'or et de pierreries ,

Et les écus, et les hauberts brodés,

Et les épieux, et les gonlanons au bout des lances.

Olivier ne peut compter les bataillons ; 1035 II y en a tant, qu'il n'en sait la quantité !

En lui-même il en est tout égaré.

Comme il a pu , est descendu de la colline ,

Est venu vers les Français, leur a tout raconté. Aoi.

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