‹ La chanson de Roland. Traduction, précédée d'une introd. et accompagné d'un commentaireChapitre 42 sur 89 · G VI · texte numérisé non relu

G VI

Engelier, le Gascon de Bordeaux, 1290 Pique des deux son cheval , lui lâche les rênes ,

Et va frapper Escremis de Valtierra.

Il met en pièces l'écu que le païen porte au cou ,

Lui déchire la ventaille du haubert ,

Le frappe en pleine poitrine entre les deux épaules, 1295 Et à pleine lance l'abat mort de sa selle.

« Vous êtes tous perdus, » s'écrie -t -il. Aoi.

Othon va frapper un païen, Estorgant, Tout au-devant de l'écu, sur le cuir : Il en enlève les couleurs rouge et blanche ; 1300 Puis déchire les pans du haubert,

Lui plante au corps son bon épieu tranchant, Et l'abat mort de son cheval courant.

« Personne, » dit-il alors, <( personne ne vous sauvera de la mort. » Aoi.

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