‹ La chanson des CabotsChapitre 10 sur 31 · GRAND MUSICIEN · texte numérisé non relu

GRAND MUSICIEN

Pétard de sort I vrai, ça m'embête De voir Messieurs les musiciens, En soufflant dans une trompette, Poser en académiciens !

Ah I mince, en font-ils une poire Quand ils poussent dans leur clyso.

Tenez, j'en soupire in pettn !

Rien que d'y penser, j'ai la foire I

Tandis que moi, le Pétomane, Tout en m'accompagnant à l'œil Et sans user de colophane Je ne redoute aucun écueil î Ah! c'est que j'ai la lèvre bonne, Le soufle large, magistral, Et l'on croit rêver au mistral Lorsqu'on écoute mon trombone

En moi, la nature respire ; " Et mon merveilleux instrument Semble une formidable h're Vibrant aux caresses du vent !

On croirait entendre à la brune L'écho de quelque voix d'airain.

Quant mon retentissant refrain Se répercute dans la lune !

AFÉ MATUVU

CAFE MATUVU

AIR : BcUeville-Ménilmontant.

A l'heur' de l'apéritif,

Des cabots, tout le high lif,

Ya\ prenant un' petit' verte

Se concerte.

Mais sachez, c'est authentique, Qu'à moins d'un cas imprévu.

On ne caus' jamais boutique.

Café Matuvu (his).

î)() LA CHANSON DES CABOTS

Homm's au facèes de curé, Femm's au masqu' peinturluré, Ont des toilettes clinquantes,

Très voyantes.

Les femm's ont comme parure :

Bijoux d'un prix inconnu.

Les homm's un col de fourrure,

Café Maïuvu (lus).

On s'embrasse, on s' dit bonsoir,

On est heureux de se r'voir.

« Et comment ça va, ma chère ?

« Bien, j'espère! »

Et d'où que ce soit que l'on r'vienne On s'connaît sans s'être vu.

On trinque... A la tienne, Etienne,

Café Matuvu (bis).

CAVK MATr\l'

Les femin's fum'nt sans s'éputer.

Et les homm's sans s'arrêter, On jou', perdus dans un nuage,

Avec rage :

« Atout ! — Pique ! — Et moi je coupe ! « — T'as rien une veine de cocu ! »

Et l'on se r'file une soucoupe

Café Matuvu f^â/sj.

On engueul' le Directeur, On blagu' l'Administrateur, On trouv' que la Directrice

A du vice, L' chef d'orchestre est un maroufle, L' régisseur un malotru, P^t le souffleur un'.. . pantoufle

Café Matuvu fhi's).

On parle d'engagements, On discute appointements, On sait gagner en paroles

Des somm's folles, On dédaigne la Bohème ; l^ourtant sans l'avoir prévu.

On jeun' sans être au Carême,

Café Matuvu (bis).

On arrête de chômer

Quand les concerts vont fermer ;

« Fins de saison » on nous nomme,

Quoique en somme Les autr's ne sont qu' des copistes ; Le vrai talent, c'est connu, S'trouve où sont les vrais artistes :

Café Matuvu (bïs).

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