‹ La chanson des CabotsChapitre 11 sur 31 · CABOT · texte numérisé non relu

CABOT

Cabot, pourquoi donc es-tu triste?

N'est-tu pas heureux d'être artibte ?

Non, la carrière qui t'attriste

Est le tombeau De tes illusions de gloire, De tes beaux projets de victoire, Et le berceau de ton déboire...

Pauvre Cabot I

Bien drapé dans ta suffisance, Aussitôt qu'un ami t'encense, Tu crois être un génie immense

Petit nabot !

Tu rêves l'amour, la richesse !

Mais au théâtre argent, maîtresse, Tout se fond quand le rideau baisse,

Pauvre Cabot !

Après avoir pioché ton rôle, Le bon public qui te contrôle.

Applaudit s'il te trouve drôle.

Succès trop beau !

Car ayant dormi, le critique, Le lendemain dans sa chroniqu; Te traite dt^ vieille bourrique.

Pauvre Cabot î

PAl'VRp: CABOT

A la scène, rien ne te manque :

Sur ton corps la direction flanque Fourrures et billets de banque,

Riche jabot !

Mais, chez toi, bonsoir le bien-être, Car le froid glacial qui pénètre.

Met des vitraux à ta fenêtre, Pauvre Cabot î

Un jour, pigé par la bronchite.

L'hôpital t'offre un dernier gîte, C'est la camarde qui t'invite I

Et du corbeau.

Un carabin prenant la place, Viendra, le sourire à la face.

Pour déchiqueter ta carcasse.

Pauvre Cabot !

UN

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