UN VRAI CHANSONNIER
AIR : Le Pompier de Gouesse.
y possèd' la plus bel!' des têtes ; J'ai laissé pousser mes ch'veux, Dans ma barbe y a des p'tit's bêtes, Comm' l'om'lett' je suis baveux !
Partout quand j" promèn' ma crasse, J'entends ce murmur' flatteur :
Voyez c'chansonnier qui passe, DTesprit c'est l'distillateur.
Si je fais vibrer ma lyre C'est pour engueuler quelqu'un, C.ir pour m' payer une tir'lire D' coUègu's je n'en crains aucun.
Sarcey souvent fut ma poire, vSergots, ministr's, députés.
Servirent de rim's, c'est notoire, A mes couplets réputés.
La censur' bête et méchante, Trouvant mes couplets pervers.
Ne permet pas qu'on me chante Dans les bouibouis (les concerts).
Evitant cette vandale D'au moins un siècle en retard, Je laiss' la chanson banale, Pour cultiver le grand art.
CHANSONMKR
lor»
A seul' fin que Ton m'acclame, .
Pendant une heur' chaque soir, Et pour m' fair' de la réclame, Je donn' ma langue au Chat Noir.
J'y sers un' p'tit' cochonn'rie, En ut, en sol, même en ré, Etj'os' croir', sans forfant'rie, Qu'avant peu, j' s'rai décoré !
y posséd' la plus bell' des têtes, J'ai laissé pousser mes èh'veux Dans ma barbe, y a des p'tit's bêtes, Comm' l'om'lett, je suis baveux î