ADIEUX A TAHITI
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C'est aujourd'hui que nous partons pour France
La gaîté règne â bord du bâtiment,
Car l'équipage a la douce espérance
Qu'il va rentrer au pays promptement.
Mais en quittant l'Océan Pacifique,
Où j'ai connu le plus troublant amour,
Je dis, pensant aux îles du Tropique :
« Cher Tahiti, te reverrai-je un jour? »
Ile qui fus la plus délicieuse Pour mon bonheur sur cette vaste mer, Ile où la femme est toujours amoureuse Pour le plaisir de nous donner sa chair, Ile où, le soir, les doux chants et la danse Ont caressé les fibres de mon cœur, Aurai-je encore un jour la joie immense D'être conquis par ton charme vainqueur?
Cher Tahiti, comme un enfant je pleure
D'abandonner ton merveilleux décor,
Fait de grands monts dominant la demeure
De celle dont l'amour me trouble encor,
Pays divin qui m'as tant grisé l'âme
Par tes beaux jours et tes nuits de printemps,
Te rêver rai- je avec la jeune femme
Qui fit vibrer l'ardeur de mes vingt ans ?
Lorsque l'on quitte, après une campagne, Ces Paradis qui nous ont tant charmés,
ADIEUX A TAHITI 2a5
Pour faire choix d'une pure compagne Au port natal où nous sommes aimés, Le grand bonheur qu'on a d'être en partance, Par le chagrin souvent est combattu, Quand nous laissons pour toujours à distance Celles pour qui nos cœurs ont tant battu,
A Madame Bien aimé
La fiancée du glapir)
iS Août 181/7
La ^mpcée du ^larip
MÎ de Valse lente
Il est par ti, mon bien ai mé, Pour
ses trenJe mois de cara pa gue, Et mon cœur,
au . tre fois pà .. me, Sent unnoireha
- grin qui le ga gne. Dans mon de ses
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poir, Je vais cha-jjue soir, Au bout de la
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