‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 148 sur 194 · DES DE: 4 ES · texte numérisé non relu

DES DE: 4 ES

" û | : Î 6 DE 234 LA CHANSON DES GUEUX DE LE :

RE ti HT: On pleure dans le sein des pompiers qui sont doux, | is On passe son pourpoint en guise de culotte, | Lee On laisse sa perruque au fond de sa calotte, À pue On se colle une barbe au front avec orgueil, | dE: Et l’on se met du rouge avec le doigt dans l'œil. | 1É | |

DE : Donc, Messieurs, sur vos fronts n’amassez pas de rides.

LES Vous qui vintes ici, sous ces climats torrides,

Hi: Soyez bons jusqu’au bout. Que si, sur quelque point

Mir. Nous nous sommes trompés un peu, ne riez point,

LUN 1 x ‘ e 2

ni: Que vos bouches, enfin, n’affectent pas des formes

Le Circonflexes, devant nos sottises énormes.

His Et, tenez, nous jouons dans un drame écossais

FE Et très féroce, avec des costumes français,

mi: Et parmi les splendeurs d’un ex-palais tragique.

5 Nous donnons un grand bal, qui doit être magique,

1 Dans un petit jardin de guinguette, avec dix

MA +. à ; : : 2 : ;

FR Ou quinze lampions qui servirent jadis.

ee Nous avons une pièce en un décor de ville

ME Qui doit représenter l’espagnole Séville,

TES Et sur lequel, comme un dos de caméléon,

Sr On voit s’enfler le dôme altier du Panthéon.

AU Bah! tout cela n’est rien. Dites-vous que Shakespeare,

‘de Se jouait sans décors et n’en était pas pire.

Bi: Certes, nous n’avons pas l’outrecuidance, non,

Hi. De comparer nos noms obscurs à ce grand nom.

die Mais enfin, si nos vers disent ce qu’il faut dire,

Hi Si nous faisons sonner les sanglots et le rire,

Hit: Si notre jeu traduit dans sa naïveté

EESTI | à 2: | Mir | Hi | ‘148 4 28 k Ÿ j 1 | | UE

NOUS AUTRES GUEUX

+ ane eme

et 8 2 De me D ee ee ee Re D ms ee PT Re IT + A TT 2 D ee ee A ee

Ou lâpre passion ou la franche gaîté, Si vous vous sentez pris aux mailles de la rime,

C’est tout! Vous n’oserez vraiment nous faire un crime Des mille petits riens que verront les railleurs.

C’est dans vos cœurs que sont nos décors les meilleurs.

Je vous ai fait, Messieurs, des aveux très honnêtes; Ft Tenez-m'’en compte. Allons, essuyez vos lorgnettes Allumez dans vos yeux un indulgent flambeau; Tâchez, ce qui sera laid, de le voir en beau. : Songez que cette chose aura ceci pour elle

Qu’elle est hardie et jeune, et quelque peu nouvelle. Donc, soyez bons!

Et vous, Ô rois, Ô potentats, .

Critiques influents tout couverts d’attentats, nee O tigres que la presse abrite dans ses jungles, N’aiguisez pas vos crocs, n’allongez pas vos ongles, FER Et, comme de bons chats faisant un gros dos rond, a Sans trop vous endormir, pourtant, faites ronron. .

Page 1