‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 95 sur 194 · SOLEIL COUCHANT · texte numérisé non relu

SOLEIL COUCHANT

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GUEUX DE PARIS

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C'est la saison triste et douce Où l’on rêve, où sur la mousse En pleurant on vient s’asseoit, Pout voir le soleil oblique Dans le ciel mélancolique Verser les joyaux du soir.

Ici, pas de forêt rousse,

Pas d’étangs et pas de mousse, Pas de cadre au beau tableau!

I1 n’y a que Notre-Dame

Qui dans le couchant s’enflamme, Empourprée au bord de l'eau.

Mais ailleurs, le long des rues Où vont les foules bourtues, Où tout brise l’horizon,

Qui donc dans la nue ouverte Voit ta robe rose et verte,

O douloureuse saison ?

C'est en vain que tu te pares De tes couleurs les plus rates!

Pour le gouapeur parisien

Le ciel d'automne ressemble, tant rouge et vert ensemble, Aux bocaux d’un pharmacien.

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