‹ La chanson des heuresChapitre 10 sur 58 · F A NT A ISI I<:S (• K M') S T K S · texte numérisé non relu

F A NT A ISI I<:S (• K M') S T K S

« [U\ (lien, sous I(;iirs (Hroinlos si^res, Fixti noIiM» vol indoiiiplr, Et nos lumineuses bb^ssures Sont l;i splendeur des nuits d'été.

(( Au bout du rayon qui nous troue, Le temps nous roule obstinément, Filles d'Ixion, sur la roue Inflexible du firmament.

(( Nous sommes les vierges plaintives Dont l'orgueil sublime est puni :

Car c'est être deux fois captives Que de l'être dans l'Infini. »

— Maudissez les destins infâmes Durant les soirs silencieux !

Vous êtes les sœurs de nos âmes, Étoiles qui pleurez aux cieux.

Ok LA CHANSON DES HEURES

Comme vous, flammes immortelles, Leur honneur est fait de clarté ; Cependant, comme vous, sont-elles En prison dans l'immensité !

En vain, devant elles, le Rêve Ouvre l'azur des cieux béants, - Une invisible main, sans trêve.

Les cloue aux terrestres néants,

Sous leurs ailes grandes ouvertes.

Sans les emplir, passe le vent.

Comme vous, elles sont inertes Sur un chemin toujours mouvant.

Leur désir seul franchit l'espace Dans son désespoir impuissant, Et la plus illustre qui passe Marque sa gloire avec du sang.

KANTAISI KS CKI.RSTKS

Maudissez les drstins inr.Vnn^s Ouraiil les soirs silencicMix !

Vous êtes les sœurs de nos Ames, Étoiles (|ui ulenre/ aux ei(Mi.\ î

56 LA CHANSON I) K S HKURES

Page 1