LARMES D'ETOILES
Devant que l'heure soit venue Où l'aube les vient délivrer, On entend parfois sous la nue Les étoiles tout bas pleurer.
Et, rayant de feu les mirages Tranquilles de l'horizon clair.
On voit, comme après les orages.
Des larmes d'or passer dans l'air.
Perdu dans l'ombre solennelle Que ne trouble encore aucun bruit, Écoutons la plainte éternelle Des étoiles d'or dans la nuit :
(c Hélas ! nous sommes prisonnières Dans l'immensité du ciel bleu.
Qui donc brisera les ornières Ouvertes sous nos chars de feu ?
(( Chaque heure à la nocturne voûte Nous donne un rendez-vous certain ; Nos pas sont rivés à la route Que pour eux traça le destin.
« Ces lueurs que l'esprit acclame Gomme un feu vivant et vainqueur, Hélas ! ce sont les clous de tlamme Qui nous traversent en plein cœur.