GALATEA
Sous les saules d'argent pourquoi fuir mon approche, Galatea, farouche aux amoureux larcins?
A quoi bon ! car j'ai vu, dans ta course, tes seins Haleter sur ton cœur comme un flot sur la roche.
J'ai vu ta jambe nue et ta robe, en flottant. S'ouvrir comme une fleur aux rondeurs de tes hanches, Et, du sommet neigeux que font tes cuisses blanches, Poindre la toison d'or de ton ventre éclatant.
J'ai vu, dans un frisson, resplendir tes épaules Et palpiter ta gorge au vent de la forêt. Donc, puisqu'il n'est, en toi, rien qui me soit secret. Pourquoi, Galatea, me fuis-tu sous les saules?
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