‹ La chanson des heuresChapitre 19 sur 58 · MYRTO · texte numérisé non relu

MYRTO

C'est toi, pâle Myrto, que je vis la i)iemièrc, Souriante et debout sur l'or d'un ciel d'été : Depuis que je te vis, dans mon œil enchanté, Ton image resta mêlée à la lumière.

Depuis ce temps, pour moi, le caprice des dieux A tressé de rayons ta chevelure blonde : Émergeant de l'azur comme Vénus de l'onde, Monte, avec le soleil, ton spectre radieux.

Nous sommes-nous aimés?...— Moi, je voudrais apprendre Que, vierge encor, tu ris dans l'Orient vermeil Et que ta bouche, où rêve un éternel sommeil, A reçu mon baiser sans savoir me le rendre.

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