LYCORIS
Le jour où Lycoris, vierge à ramour éclose, Tendit à mon baiser son visage hautain, La perfide sourit et, d'un geste enfantin, Entre nos lèvres mit une feuille de rose.
Le parfum de la fleur, par son souffle doublé. D'une ivresse sans nom fit ma poitrine pleine : Au travers de la rose aspirant son haleine, Tout l'infini passa dans mon être afl'olé.
0 souvenir charmant de la vierge farouche !
A jamais prisonnier d'un arôme divin,
Vers les roses j'accours... Mais je demande en vain
A leur caUce ouvert le parfum de sa bouche.