LES MONSTRES
An temps de Tâge d'or, le monde cncoi^e eniant Et rayonnant parmi ses langes de verdure, Souriait, plein d'espoir, à Thomme triomphant. — L'homme-roi dominait l'immortelle nature.
Des êtres monstrueux, plus gros que l'éléphant. Sans armes contre lui, le servaient sans murmure. Nul plaisir n'était vain et nulle ivresse impure. ~ T/homme-roi dominait tout ruuivers vivant.
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(Tiil-ail siu" S(!S (l(''sii*s (|iril coiiiplait ses iii;iif,i'(;.s.s(;.s.
('ylli(''r*(' lui jrtait SCS lill(^s loin*;! loiir,
1^1, (|uaiHl il avait Im le san^ de Iniis ('arcsses,
l^irl'ois, saoul du la reimiR; et non saoul (l(j rairiour, Dans les flancs d'une louvu ou d'une oursi.' marine, Sans honte, il é[)ancliait la semence divine.
lôO LA CHANSON DES H K L R K S
NYMPHE D'HEiNNER
Sous l'ombre recueillie et comme solennelle, Elle songe, les pieds pendants dans les roseaux : Sur son ventre poli, le ciel calme et les eaux Croisent le clair regard de leur double prunelle.
C'est l'esprit du printemps qu'un souffle berce en elle.
Avec celui des fleurs et le chant des oiseaux.
Et l'automne a filé dans l'or de ses fuseaux
Ses cheveux qu'un vent frais effleure de son aile.
1 iN ri':u M K i)i-:s i'aïi^ns Kj?
l^M spl(în(l(!iir (les t'Sjuils, l.i ^^loir»; des dcclins, Les nWcs ('jx'rdiis doiil hms \rs cœurs sont, pleins, La, roiiiinc poile eu soi ràinc cnlicn; du umudc.
Torture des anianls, sa sereiue Ix^auté Est l'astre suspeudu, devaut J'liuiuaiiit('î Eutre le double abiuie où dort le ciel et l'uude