A UNE PASSANTE
Que ne t'ai-je connue au temps de ma jeunesse î Dans mon premier amour j'aurais su t'enfermer : Tout renaît, le printemps, le jour, l'espoir d'aimer ! Pourquoi n est-il permis que notre âge renaisse ? Que ne t'ai-je connue au temps de ma jeunesse!
Que ne t'ai-je trouvée au penchant d'un chemin, Frêle, les pieds meurtris et de tous rebutée ! Dans mes bras doucement je t'aurais emportée. Le soleil sur le front et des fleurs dans la main .. Que ne t'ai-je trouvée au penchant d'un chemin!
(Jiin 110 l'ai- je (loiiiH' Ir meilleur de ma vie, L'or fragile et vivant, de mes bonheurs perdus, Ce que m'ont piis l'ivresse et les baisers vendus !... Comme un prêtre à l'autel que ne t'ai-je servie ! Que ne t'ai-je donni» le meilleur de ma vie !
A UNE JEUNK FILLE
0 Vierge, sais-tu le chemin Que mes pas ont rêvé de suivre ?
— Le seul jour que je voudrais vivre Serait un jour sans lendemain.
Je le choisirais dans ta vie, Au seuil de ton printemps vermeil.
Comme une fleur que le soleil A Fombre mortelle a ravie.
De toi sou le le j'erait plein Ta heaiilc' rliar'niaiile et farouche I/aiirore en serait sur ta bouche Kt sur ta bouche je dérlin.
Tu le mesurerais toi-même, Donnant à son cours incertain Ton premier regard pour matin Et pour soir ton adieu suprême î
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