SONNET A ALBERT LIOUVILLE
POUR LA MORT d'eRNEST PICARD
Porte d'un cœur viril cette douleur austère : Pleure en homme cet homme à l'esprit ferme et droit. Il n'est pas tout entier dans le cercueil étroit, Il n'est pas tout entier descendu sous la terre.
11 nous a précédés dans l'éternel mystère, En servant la justice et la montrant du doigt. C'est un calme repos que le destin lui doit : De peur de le troubler, ta douleur doit se taire.
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Des morts coimm; ceux-là nr sont iiiorts (ju'-i (Icmi, Une .'Viiic vrille aulniii' dr leur coi'its «'iidoiiiii ; (](' (((li lui leur [M'usrr es! rcsir (|;ms l.'i noi.i'c.
Pleure cet Iioiuiik; (mi lioinine et domie-inoi ta main, Ami ! puis, tous les deux, marchons dans son chemin : — ï.e devoir ii<^ saur'.iit nous en montrer un autre.
10 mai 1877.