‹ La chanson du cidreChapitre 23 sur 42 · LA FLEUR T REFEREE · texte numérisé non relu

LA FLEUR T REFEREE

(Enquête sur le choix d'une Heur symbolique de Bretagne, ajonc, genêt, bruyère, etc., avant le Voyage des bardes bretons aux Fêtes de Cardiff, en 1899.)

Clocher breton, mars 1899.

Oh! la plus douce fleur du Paradis dArmor, Dont je voudrais chanter , dans des strophes de flamme, U Alléluia d'amour^ ce n'est pas l'ajonc d'or, Ni le genêt, ni la bruyère, — c'est la Femme,

Félibres blonds, chante:{ les filles de Scaër! Bannalec, Pont- Aven sont pleins d'Artésiennes, Chante:^ Idpre beauté des Vierges de la mer, Et le rire agressif de nos Morlaisiennes.

Chante^ le galbe pur des filles de Trégor, Et la blondeur d'épis des belles Paimpolaises, Et, sur les bords de V Aulne, au somptueux décor, Chante\ un los d'amour pour les Saint-Ségalaises,

O les splendides fleurs^ sous leur coiffe de lin !

On dirait, en voyant leurs yeux noirs d'Andalouses^

Que le Guadalquivir arrose Chdteaulin,

Elles rendraient leurs sœurs de Séville jalouses.

Choisisse:{ donc parmi ces fleurs^ Bardes bretons l Quand vous ire\, là-bas y aux pays Gaéliques^ Prene\-en trois, parmi celles que nous chantons : Vous ne trouvère^ pas de /leurs plus symboliques.

Les Gaëls n'auront pas asse:{ de harpes d'or, Pour célébrer^ là-bas, celles qui sont nos Muses, L'Ecosse n'aura pas asse:[ de cornemuses Pour chanter la beauté des Filles de l'Armor.

LE

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