‹ La chanson du cidreChapitre 33 sur 42 · LA NOCE DE KERLAZ · texte numérisé non relu

LA NOCE DE KERLAZ

LA ^OCE "DE KERLAZ

LES cloches de Kerla^, les deux cloches jumelles Du clocher de Kerla\ sonnent haut, chantent clair. Les odeurs d*une noce énorme emplissent lair. Et tripes et rognons fument dans les gamelles.

Cloches, sonne!{ haut, chante^ clair!

Voici la mariée. O le vieux laideron!

Mais regardez-la donc, comme elle est attifée.

Qui donc peut se frotter à cette vieille fée?

Elle a cent ans, au moins. — Non, soixante ans tout rond.

Chante^, sonne\^ cloches jumelles !

Soixante ans? Merci bien. Elle est fraîche^ la belle. Mais riche est la meunière. Et quel est le Jean-Jean

Qui prend ce vieux chaudron ? Il a besoin d'argent. Voilà ce que l'on dit^ autour de la chapelle.

Cloches, sonnei haut^ chante:^ clair !

Voici le marié. Tiens ^ c'est Yves Prigent!

Mais il tirait au sort, la semaine dernière ! Que diable fer a-t'il de la vieille meunière ? Que diable voule![-vous? La vieille a de l'argent.

Chante^, sonne^, cloches jumelles...

ANN HINI GOZ

Page 1