‹ La chanson du pauvreChapitre 13 sur 82 · LE POETE · texte numérisé non relu

LE POETE

La face blême et famélique,

Et dans des yeux bleus et profonds,

De purs et d'infinis rayons

De bonté, de gloire et de rêve;

Des haillons et de la musique!

A travers les villes nerveuses Une chanson qui pleure, Ou quelque marche g-lorieuse, Sur des plaintes d'accordéon !

Des hommes saouls, des femmes ivrcG Qui semblent faits pour la souffrance, Et qui dansent.

Oubliant leur maison que f^arde la misère, Comme une aïeule centenaire.

Le pauvre sire famélique Est tout-puissant et sa musique Qui passe aux carrefours, Dans les cités et les faubourg-s; Entre dans les maisons, Monte les escaliers étroits et vermoulus, Pénètre dans les chambres...

Et c'est comme un peu de lumière Sur les bardes de la misère! Et les enfants dansent en rond, Et les vieux vont à la fenêtre Voir passer l'homme à l'accordéon.

LA CHANSON DU PAUVUE /jQ

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